DU 23 MAI AU 10 AOUT

 

Fermé le lundi.

Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 19h.

Les samedis et dimanches de 11h à 19h.

Nocturnes les 23 - 24 mai et les 30 - 31 mai jusqu'à minuit.

 

11, quai Saint Pierre

31000 Toulouse

Tél : 05 62 30 16 00

bazacle.edf.com

 

Métro Compans Caffarelli (Ligne B)

Vélô : Faculté de sciences sociales


Plan
EDF Bazacle 

Crédits : Franck Alix, Festival international d'art de Toulouse, 2014

Portrait de Thomas Huber 

© Mark Lyon, 2014

Thomas Huber 

Le Festival international d'art de Toulouse présente un documentaire sur l'artiste Thomas Huber dans le cadre de son expostion à L'Espace EDF Bazcle.

L’exposition de Thomas Huber est co-produite par la Fondation EDF et reçoit le soutien de la délégation régionale EDF et de la fondation Pro Helvetia.
Remerciements : Galerie Skopia, Genève.

 

Film produit par La Machine Film
 

Exposition de Thomas Huber à l'Espace EDF Bazacle 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

Exposition de Thomas Huber à l'Espace EDF Bazacle 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

Exposition de Thomas Huber à l'Espace EDF Bazacle 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

Exposition de Thomas Huber à l'Espace EDF Bazacle 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

Exposition de Thomas Huber à l'Espace EDF Bazacle 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

L’Espace EDF Bazacle est situé en plein cœur de Toulouse sur un site d’exception en bord de Garonne, à hauteur du gué originel, passage fondateur de la ville utilisé bien avant l’époque romaine. Le site est stratégique et les moulins flottants s’installent dès le XIIe siècle, puis sont remplacés par des moulins ‹ terriens ›. Fin XIXe siècle, le grand moulin du Bazacle est reconverti en centrale hydroélectrique pour accompagner le développement et la modernisation de la ville. EDF en devient le propriétaire en 1946. L’usine hydroélectrique, équipée d’une passe à poissons, fonctionne maintenant depuis un siècle avec une puissance installée d’environ 3 000 kilowatts. C’est aussi, depuis 1989, un espace d’expositions temporaires accueillant plus de 100 000 visiteurs chaque année.

Thomas Huber, né en 1955 à Zurich. Il vit et travaille à Berlin.
Depuis les années 1980, il a régulièrement exposé, en groupe ou seul, dans de nombreux musées d’Europe : pour la France, à Amiens (Maison de la Culture) en 2004, à Carquefou (Frac des Pays de la Loire) en 2005 et à Nîmes (Carré d’art) en 2008-9. En 2012, le MAMCO de Genève lui a consacré une rétrospective de plus de trois cents œuvres, publiant à l’occasion une anthologie de ses textes traduits en français. Il a enseigné à Braunschweig (Hochschule für Bildende Künste) en 1991-1999, assuré la direction temporaire du Centraal Museum d’Utrecht en 1992 et réorganisé, avec Bogomir Ecker et à la demande de Jean-Hubert Martin, la présentation des collections permanentes du Museum Kunst Palast de Düsseldorf en 2001.
Constatant la parenté entre les salles d’exposition de l’Espace EDF Bazacle et les architectures dépeintes dans nombre de ses tableaux, Thomas Huber a choisi d’accuser le trait en y présentant la trentaine d’œuvres peintes entre 2013 et 2014 qui composent la Rote Fries (Frise rouge) : sur les deux faces d’une cimaise construite pour l’occasion et traversant l’espace dans sa diagonale, les peintures sont accrochées au-dessus d’une large bande rouge, la même que l’on peut y voir mise en scène.
 
Quand Thomas Huber quitte l’Académie des Beaux-arts de Düsseldorf en 1983, la peinture connaît un fort regain d’intérêt. Et s’il participe indéniablement à ce mouvement d’ensemble, c’est en prenant l’exact contre-pied de la tendance néo expressionniste qui tend alors à s’imposer. Dès le départ, sa facture est neutre et sa matière maigre ; avec elles, il représente des espaces, le plus souvent des intérieurs, construits suivant les règles de la perspective géométrique et dans lesquels la figure humaine ne fait que de brèves apparitions. Ces architectures dépouillées évoquent le fonctionnalisme d’un Mies van der Rohe et d’un Le Corbusier, jusque dans leur utilisation des murs colorés pour caractériser les espaces. Avec humour, il se présente comme le « majordome » consciencieux de l’image, dont la tâche est sans fin : « tous les jours ranger, nettoyer, aérer ! ». Pour autant, une dimension étrange, voire métaphysique n’en est pas exclue, laquelle les approche des villes dépeuplées d’un Giorgio de Chirico ou des artistes de la Nouvelle Objectivité allemande, tout en rappelant la proximité avec certaines productions surréalistes. Et si de telles sonorités peuvent s’y faire entendre, ce n’est que pour mieux mettre en valeur la dimension foncièrement réflexive de la peinture de Thomas Huber : il y met en œuvre rien moins qu’une pensée sur l’art, depuis sa production jusqu’à son exposition, d’où la récurrence des représentations d’espaces évoquant tant l’atelier que le musée. Du temps de ses études date également une pratique qui signe sa spécificité dans le champ de l’art contemporain : régulièrement depuis le 11 février 1982 (« Discours sur le déluge »), il accompagne la présentation de ses œuvres d’exposés, dont les textes sont publiés, toujours dans des éditions soignées. Ce faisant, il tisse un rapport des plus singuliers entre l’image et le texte, celui-ci n’étant nullement une explication de la première, mais comme une extension et un développement de ce qu’elle contient : « L’orateur aspire à un espace, à un lieu où ses idées exprimées en mots puissent trouver des idées exprimées en images dans le cours du discours. » À propos de Rote Fries, il compare ainsi le cheminement du regard dans le tableau à une traversée en mer – l’élément liquide lui sert souvent de métaphore de la peinture – entraînant le spectateur dans un univers autre qu’il s’agira de percevoir en rapport avec la stabilité des architectures représentées.
 
L’exposition de Thomas Huber est co-produite par la Fondation EDF et reçoit le soutien de la délégation régionale EDF et de la fondation Pro Helvetia.
 
Remerciements : Galerie Skopia, Genève.