DU 23 MAI AU 31 AOUT

 

Fermé le lundi.

Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 19h.

Les samedis et dimanches de 11h à 19h.

Nocturnes les 23 - 24 mai et les 30 - 31 mai jusqu'à minuit.

 

76, allées Charles de Fitte

31300 Toulouse

Tél. 05 34 51 10 60

www.lesabattoirs.org

 

Métro Saint-Cyprien

République (Ligne A)


Plan
Les Abattoirs - Frac Midi-Pyrénées 

Crédits : Franck Alix, Festival international d'art de Toulouse, 2013

Portrait de Susan Hiller 

© Mark Lyon, Festival international d'art de Toulouse, 2014

Susan Hiller 

Le Festival international d'art de Toulouse présente un documentaire sur l'artiste dans le cadre de son expostion  au Musée Les Abattoirs - FRAC Midi-Pyrénées.

Les expositions de Susan Hiller et de Franz Gertsch sont co-programmées et présentées en partenariat avec les Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées.

 

 

Film produit par La Machine Film

Channels 

(2013)

Susan Hiller

Courtoisie de l'artiste, Matt's Gallery, Londres et Timothy Talor Gallery, Londres.

Version française produite par la Synagogue de Delme.

 

Crédits photos Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

Channels 

(2013)

Susan Hiller

Courtoisie de l'artiste, Matt's Gallery, Londres et Timothy Talor Gallery, Londres.

Version française produite par la Synagogue de Delme.

 

Crédits photos Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

Channels 

(2013)

Susan Hiller

Courtoisie de l'artiste, Matt's Gallery, Londres et Timothy Talor Gallery, Londres.

Version française produite par la Synagogue de Delme.

 

Crédits photos Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

Resounding Ultraviolet 

(2014)

Susan Hiller

Installation vidéo, couleurs, son

 

Courtoisie de l’artiste et Timothy Taylor Gallery, Londres

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014.

The Last Silent Movie 

(2007)

Susan Hiller

Projection sonore, 20 mn - Collection British Council - Collection FRAC Bourgogne

 

Courtoisie de l’artiste et Timothy Taylor Gallery, Londres

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

From India to Planet Mars 

(1997 - 2004)

Susan Hiller

 

Courtoisie de l'artiste et Timothy Taylor Gallery, Londres

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Installés au bord du fleuve pour les mêmes raisons sanitaires que les hôpitaux, les abattoirs verront leur activité cesser en 1988. De type néoclassique industriel, les bâtiments conçus en 1831 par Urbain Vitry ont été convertis en un musée d’art moderne et contemporain de 7000 m2 qui accueille aujourd’hui une collection de plus de 2500 œuvres de la seconde moitié du XXe siècle et du XXIe siècle.

Susan Hiller née en 1940 à Tallahassee (États-Unis). Elle vit et travaille à Londres.
Exposée pour la première fois à la Gallery House de Londres en 1973, la Tate Britain lui a consacré une importante rétrospective en 2011. Elle faisait suite à deux expositions monographiques à l’I.C.A. en 1986 et à la Tate Liverpool en 1996. En 2007, elle a représenté la Grande- Bretagne à la Biennale de La Havane. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections de par le monde, tant particulières que publiques.

Depuis une vingtaine d’années, l’œuvre de Susan Hiller a fait l’objet de nombreuses expositions dans les musées européens et américains. En 2011, la Tate lui a notamment consacré une large rétrospective. Pourtant son travail n’a été montré que très rarement en France. Aux Abattoirs, dans les grandes salles du sous-sol, seront présentées quatre installations immersives, liées les unes avec les autres par une trame de voix humaines, des langues disparues du Last Silent Movie aux bruissements de témoignages collectés dans Channels et dans Resoundings (Ultra-Violet), une pièce inédite dévoilée à Toulouse.
 
Marquée à ses débuts par l’art minimal et conceptuel, Susan Hiller a développé ce qu’elle nomme un « paraconceptualisme », substituant à la logique et à la rationalité qui caractérisent ces deux tendances un fort penchant pour les phénomènes inexpliqués : visions d’OVNI (dans Witness, 2000), expériences de mort imminente (dans Channels, 2013), phénomènes paranormaux (dans Psi Girls, 1999). Pour aborder ces zones de grande incertitude, elle emploie des méthodes – enquête de terrain, collecte et catalogage de données ou de témoignages, comparaison et analyse, présentation et exposé –, qui lui viennent de sa formation en anthropologie. Traités ainsi, ces objets d’étude décriés ou négligés gagnent en crédibilité, tandis qu’en retour, ces méthodes perdent de leur neutralité pour s’ouvrir à l’invention : le commissaire d’exposition anglais James Lingwood fait tenir la démarche de l’artiste dans ces deux verbes d’action, « enquêter »et « transformer ». Où transformer est plus que simplement organiser et analyser. En effet, si, dit-elle, Susan Hiller a fait le choix de l’art, c’est pour substituer l’imaginaire aux faits. C’est aussi pour renoncer à la distance qui sied à l’observateur supposé extérieur et détaché, et ainsi être ‹ à l’intérieur de toutes ses activités ›. Car la distance est probablement l’une des questions majeures qui traversent cette œuvre : elle qui s’ancre dans l’expérience quotidienne pour mieux y faire surgir l’inconnu (les langues en voie de disparition de The Last Silent Movie, 2007-2008), l’inaccessible (les ondes radio émises par le Big Bang dans Resounding, (Ultra-Violet), 2014), l’inexpliqué. Elle qui, ce faisant, questionne les limites de l’expérience humaine, dans une mise en abîme qui fait toute son efficacité, le spectateur étant amené à faire l’expérience de ces installations, dans l’intimité de ses sensations et de son esprit. Souvent en effet, dans les œuvres des deux dernières décennies, l’image est absente, qui a cédé la place aux sons et à la parole: ces visions d’OVNI nous sont d’autant plus proches que leur récit oral en appelle au spectateur-auditeur – à sa mémoire, à son imagination – pour prendre corps. Les propos ainsi réunis cheminent d’autant plus profondément en nous et l’archive, patiemment constituée par la collectionneuse qu’est Susan Hiller, tout à coup, s’anime.
 
Les expositions de Susan Hiller et de Franz Gertsch sont co-programmées et présentées en partenariat avec les Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées.