DU 23 MAI AU 22 JUIN

 

Fermé le lundi.

Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 19h.

Les samedis et dimanches de 11h à 19h.

Nocturnes les 23 - 24 mai et les 30 - 31 mai jusqu'à minuit.

 

69, rue Pargaminières

31000 Toulouse

Tél. 05 61 22 21 92

 

Métro Capitole (Ligne A)

Bus : navette centre ville, lignes 2, 10, 12, 14, 38, 78, 80


Plan
Musée Les Jacobins 

Crédits : Franck Alix, Festival international d'art de Toulouse, 2013

 

 

 

Portrait de Manon de Boer 

© Mark Lyon, 2014

Manon de Boer 

Le Festival international d'art de Toulouse présente un documentaire sur l'artiste dans le cadre de son expostion  aux  Jacobins, Toulouse.

Le film Sequenza est co-produit par Auguste Orts, 
et le Jeu de Paume, Paris
Avec le soutien du Cultuurcentrum strombeek grimbergen, Vlaamse et de la Fondation Mondriaan

 

Film produit par La Machine Film

Sequenza 

(2014)

Manon de Boer et George van Dam

Produit par Auguste Orts

 

Avec le soutien du cultuurcentrum strombeek grimbergen, Vlaamse Gemeenschapscommissie & Jeu de Paume, Paris

 

Courtoisie de l'artiste et Jan Mot, Bruxelles / Mexico City

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Laurien 

(1996-2001-2007)

Manon de Boer

 

Courtoisie de l'artiste et de Jan Mot, Bruxelles / Mexico City

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Laurien 

(1996-2001-2007)

Manon de Boer

 

Courtoisie de l'artiste et de Jan Mot, Bruxelles / Mexico City

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Laurien 

(1996-2001-2007)

Manon de Boer

 

Courtoisie de l'artiste et de Jan Mot, Bruxelles / Mexico City

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Laurien 

(1996-2001-2007)

Manon de Boer

 

Courtoisie de l'artiste et de Jan Mot, Bruxelles / Mexico City

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Laurien 

(1996-2001-2007)

Manon de Boer

 

Courtoisie de l'artiste et de Jan Mot, Bruxelles / Mexico City

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Dissonant 

(2010)

Manon de Boer

 

Courtoisie de l'artiste et de Jan Mot, Bruxelles / Mexico City

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

L’ensemble conventuel des Jacobins fut construit à partir de 1229 par l’ordre des frères prêcheurs fondé par saint Dominique à Toulouse en 1215.
C’est aux Jacobins que se tinrent les assemblées universitaires de ce qui fut la seconde université de France après la Sorbonne. En 1369, le pape autorisa le transfert aux Jacobins du corps de saint Thomas d’Aquin, philosophe dominicain de l’école scolastique dont la synthèse entre la pensée d’Aristote et la Bible permit d’articuler la raison et la foi, et d’ouvrir l’Occident à la modernité et au progrès.
L’ensemble se compose aujourd’hui d’une église avec sa célèbre voûte ‹ en palmier ›, d’un cloître sur lequel s’ouvre une salle capitulaire, d’une chapelle et d’un réfectoire monumental.

Manon de Boer, néerlandaise, est née en 1966 à Kodaicanal (Inde) ; elle vit et travaille à Bruxelles.
L’artiste a étudié à Rotterdam (Akademie van Beeldende Kunsten) et à Amsterdam (Rijksakademie). Elle enseigne à l’École d’Art de Gand ainsi qu’à l’ERG de Bruxelles. Son travail a été montré dans des festivals de cinéma, ainsi qu’à la Biennale de Venise de 2007 (exposition  « Penser avec les sens – Sentir avec l’esprit ») et à la Documenta de 2012 ; il a fait l’objet de présentations monographiques à Rotterdam (Witte de With) et à Francfort (Kunstverein) en 2008, au Philadelphia Museum of Art en 2012.

Pour son exposition dans le réfectoire des Jacobins, Manon de Boer a travaillé, avec l’architecte scénographe Kris Kimpe, à l’orchestration d’un véritable parcours conçu  comme une boucle d’une trentaine de minutes où se succèdent deux films récents et une sélection de fragments sonores empruntés à différentes pièces de l’artiste. Les trois portraits de Laurien, projetés en pellicule 16 mm, accompagnent la déambulation du visiteur dans cet enchaînement intermittent de films représentatifs de ses recherches sur l’image et la musique menées depuis la fin des années 1990.
 
L’œuvre de Manon de Boer pourrait bien se situer dans le prolongement des expérimentations menées sur l’énonciation par Bruce Nauman (Lip Sync, 1969) ou Dan Graham (Lax/Relax, 1969) à l’époque où s’affirmait l’art conceptuel. Comme eux, elle explore avec ses fi lms les rapports entre le son et l’image, et particulièrement entre la voix et le corps ; comme eux, elle travaille avec les possibilités offertes par la répétition ; comme eux, elle met en place des dispositifs où se creusent les écarts entre le son et l’image et où les rythmes tendent à se désynchroniser. Mais le territoire de Manon de Boer se caractérise par la valeur essentielle qu’elle attribue à l’intimité et à la mémoire. Elle ne se filme pas elle-même, mais ne filme pas non plus des inconnus ; elle choisit les sujets de ses portraits d’un genre particulier parmi ses amis (Laurien et Robert, 2007) ou à la suite de fréquentations régulières (Sylvia Kristel – Paris, 2003). Ainsi a-t-elle commencé à collaborer avec le compositeur et violoniste George van Dam en 2003 pour les musiques de ses films, avant de lui en consacrer un (Presto, Perfect Sound, 2006). Pour cette exposition aux Jacobins, c’est à nouveau avec lui qu’elle cosigne Sequenza. Tel est l’un des premiers aspects du temps mis en œuvre par l’artiste, qui n’opère pas seulement dans le présent de la prise de vue, mais bien davantage dans la durée et la profondeur d’un échange interpersonnel. Par ailleurs, elle a fréquemment recours à la répétition : trois fois, à plusieurs années d’intervalle et dans la même position, elle a filmé Laurien, enregistrant ainsi le passage du temps sur son visage et invitant le spectateur à en repérer les signes. Car c’est de la mémoire dont elle explore en définitive les méandres et les multiples facettes : mémoire immédiate et à plus long terme, mémoire du corps aussi, lorsqu’il disparaît ou se dissout dans les plans très rapprochés de la caméra, n’ayant plus d’existence que celle dont témoigne le son.
 
Le film Sequenza est co-produit par Auguste Orts, 
et le Jeu de Paume, Paris
Avec le soutien du Cultuurcentrum strombeek grimbergen, Vlaamse et de la Fondation Mondriaan