Nous sommes heureux de vous présenter l'édition 2014 du Festival international d’art de Toulouse - nouveau concept du Printemps de Septembre - qui poursuit sa métamorphose. Soucieux de mettre en avant des artistes rares et des projets audacieux, le comité international de programmation du festival* présidé pour la deuxième année consécutive par Christy MacLear nous invite à découvrir des artistes et des projets singuliers dans les lieux emblématiques du patrimoine toulousain: le peintre suisse Franz Gertsch, artiste inclassable et mythique dans son pays, a accepté de présenter pour la première fois en France un très grand ensemble d'œuvres qui jalonnent sa carrière, les grands tableaux de sa vie. L’artiste américaine Susan Hiller, figure incontournable de l’art conceptuel, nous présente un ensemble de quatre grandes installations. Ces deux artistes se partagent le Musée les Abattoirs, tandis que le peintre Thomas Huber s'approprie l’espace EDF Bazacle qui deviendra, le temps du festival, à la fois le sujet et le lieu de présentation de ses extraordinaires peintures. De même que nous avions apprécié l'année dernière dans l'exposition de la famille Smith l'exceptionnelle vitalité de la transmission du père à ses filles, une autre forme de filiation nous est révélée cette année entre le maître, Georges Jeanclos, et son élève, la jeune sculptrice Elsa Sahal. Tous deux orfèvres de la céramique, ils occupent les espaces de l'Hôtel Dieu. Le Château d’eau est investi par les sculptures de Marie Cool et Fabio Balducci, activées tout au long de l’exposition. La néerlandaise Manon de Boer a choisi de mettre en scène aux Jacobins son œuvre vidéo, sous forme d'un parcours minutieux et inédit.

Nous avions annoncé l'année dernière le projet de Jorge Pardo... C’est en 2014 qu’il se réalise. Le Musée des Augustins, la ville de Toulouse, la Drac et la Région Midi-Pyrénées, le festival et dix entrepreneurs mécènes toulousains se sont fédérés pour réussir le tour de force de réaliser l'œuvre de l'artiste qui révèle la collection unique de chapiteaux romans conservée au musée à travers une scénographie ambitieuse de très grande envergure qui permettra aux toulousains de découvrir ou redécouvrir ce véritable trésor de la Ville et l’un des plus grands artistes contemporains de sa génération.

Autour de ce programme viendra se lover A comme Anaconda, projet qui regroupe les centres d'art de l'agglomération toulousaine et de la région qui ont bien voulu nous accompagner : BBB Centre d’art, Lieu-commun, Croix Baragnon, Le Pavillon Blanc-Centre d’art de Colomiers et la Chapelle Saint-Jacques à Saint Gaudens accueillent respectivement - sur le même postulat monographique que les expositions développées autour de la Garonne - Sven’t Jolle, Jean Denant, Mykola Malyshko et Lada Nakonechna, Rémi Groussin, Michael Beutler.

Le Festival salue l'ouverture du tout nouveau Musée Soulages à Rodez et le projet inédit de la Cuisine à Nègrepelisse et propose à ses visiteurs de les y conduire en bus lors de rendez-vous découvertes.

Pour que Toulouse vibre au rythme du festival, pour renouer avec la tradition et la dimension vivante et festive de la manifestation, les jeunes programmateurs Mehdi Brit et Blanche de Lestrange, en collaboration avec l’Institut supérieur des arts de Toulouse et les Siestes Électroniques, présentent une série de performances et de concerts lors des Nocturnes sous l'intitulé « L'Éveil du Printemps ». Et pour que les Nocturnes du Festival brillent, nous avons fait appel à Yann Kersalé afin de relier les lieux du parcours à travers un projet lumière singulier, « Re-fléch-i », qui aura vocation à fonctionner de nuit comme de jour...

Autour de la revue A ( ) C 1, sous la conduite de Clément Dirié, un programme de conférences se tient aux Abattoirs autour des artistes invités présents à Toulouse pour échanger avec le public lors du premier week-end du Festival. Un hommage à Günther Förg, grand peintre allemand prématurément disparu, sera donné par ses étudiants sous forme d'affiches et d'interventions spécifiques.

Les actions de médiation conduites par le Centre photographique de Lectoure ajoutent à la gratuité du festival une excellente raison de pousser les portes des musées ou centres d’art du parcours: visites guidées, parcours ludiques, ateliers de pratiques et rencontres avec les artistes sont autant de clés pour appréhender sans complexe les propositions les plus exigeantes.

La Ville de Toulouse, nos partenaires publics et privés permettent à la manifestation de perdurer et de se renforcer. C'est un cadeau pour tous... Qu’ils en soient ici grandement remerciés.

Rendez-vous le 23 mai autour du concert exceptionnel d’Archie Shepp aux Abattoirs qui ouvrira en beauté ce que nous voulons être une vraie fête de l'art et des artistes !


Marie-Thérèse Perrin, Présidente-fondatrice
Jean-Marc Bustamante, Directeur